
Dernière minute : URGENT, NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.
Appel à la grève de la FGF-FO contre le projet de loi Mobilité qui sera examiné à l'Assemblée Nationale le 2 juillet. Rassemblement sur place à 17 heures. Venez nombreux.
Voir ci-contre en actualité.
Edito Site du 16 juin 2009.
VENDREDI 29 MAI 2009
Fonction publique : LA MACHINE À SUPPRIMER LES EMPLOIS… FONCTIONNE À PLEIN
Le gouvernement se félicite d’avoir supprimé 5.000 postes de plus que prévu en 2008 et veut faire mieux en 2009. Quitte à entretenir la récession économique dans laquelle est plongé le pays. [lire la suite]
ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY (MERCREDI 27 MAI 2009)
CHOIX DE SOCIÉTÉ, DEVOIR DE RÉSISTANCE
Trente mille suppressions de postes en 2009.
Trente-cinq mille programmées pour 2010.
La fonction publique d’État, tel un iceberg, est en train de fondre.
Ce n’est pas tant les économies attendues et mises en avant qui comptent, mais la volonté du gouvernement –avant comme pendant la crise– de remettre en cause le rôle et la place des services publics. Qu’il s’agisse de l’hôpital public, de l’Éducation nationale, de la concurrence et de la répression des fraudes, des services de l’équipement ou d’autres services publics, les restrictions sont à l’ordre du jour.
Le vote par le Sénat, après l’Assemblée nationale, de la loi HPST (Hôpital, patient, santé, territoires) en est un exemple éclairant.
La mise en place des agences régionales de santé (ARS) et la volonté conjointe de gérer l’hôpital public comme une entreprise privée (ce qui fut amorcé avec la tarification à l’activité) conduisent ainsi l’État à prendre le contrôle et la tutelle sur l’ensemble du système (hôpital, médico-social et assurance-maladie).
Ainsi, contrairement aux engagements du président de la République, les ARS contracteraient directement avec chaque caisse primaire d’assurance-maladie. Certes, les programmes nationaux seraient négociés entre l’État et l’assurance-maladie, mais leur application et leur mise en œuvre seraient du ressort des préfets sanitaires que seront les ARS.
On en arrive à un schéma proche de Pôle emploi. La Caisse nationale d’assurance-maladie (comme l’UNEDIC) existerait encore mais sans responsabilité directe sur les caisses primaires d’assurance-maladie.
Il faut en quelque sorte que nulle résistance ne puisse s’exprimer face à la décision d’un État omnipotent. Encore une fois, c’est la logique Étatisation-Privatisation qui est en œuvre.
Ce sont aussi autant de garanties qui s’amenuisent, s’agissant du nombre de caisses primaires d’assurance-maladie sur le territoire.
Cette volonté systématique de restreindre ou de supprimer des services publics –ou de vouloir les gérer comme des entreprises privées– conduit progressivement à renier les principes républicains dont celui de l’égalité de droit.
Qui plus est, cette volonté n’est pas affichée. Les objectifs ne sont pas débattus. Sinon pourquoi avoir refusé –après l’avoir accepté– un grand débat sur le rôle et les missions du service public dans notre république?
On ne joue pas impunément avec les valeurs et principes républicains. La France n’est pas l’Amérique, disait-on. Elle a su historiquement mettre en place un système où l’égalité de droit et la solidarité étaient une exigence universelle et étaient souvent enviées. C’est ce qui permet aujourd’hui, par exemple, de parler d’amortisseurs sociaux importants pendant la crise. Certes, tout n’est pas parfait, mais les ratés sont aussi le fruit de plus de vingt ans de politiques économiques basées sur le triptyque Privatisation-Déréglementation-Libéralisation.
Derrière tout cela, c’est un choix de société qui est posé. Va-t-on vouloir encore copier le modèle anglo-saxon au moment où celui-ci prend l’eau?
Parmi les fondamentaux de la CGT-Force Ouvrière, outre l’indépendance, la liberté et la démocratie, figure aussi un attachement viscéral aux principes républicains. Dans ces conditions, défendre ces principes devient un devoir de résistance.






