
édito du 18 janvier 2012
Les risques psychosociaux…ou mourir à cause des conditions au travail !
Les risques psychosociaux, ou risques professionnels, mettent en jeu l’intégrité physique et mentale des salariés. On entend principalement par là le stress et les différents harcèlements et pressions.
Comme l’indique sans ambiguïté le Ministère du Travail, les facteurs à l’origine de ces risques sont connus et mis en évidence par différents rapports et études scientifiques.
Les facteurs peuvent être regroupés en 4 grandes familles:
Ces derniers jours, un nouveau drame s’est produit à cause du travail dans une grande enseigne parisienne. Une salariée d’une cinquante d’années s’est suicidée. Elle a laissé une lettre explicite liant directement son geste à la pression subie au travail. Il n’y a pas lieu de discuter ici plus en détails des conditions de ce geste désespéré. Il faut noter qu’elle était salariée en tant que vendeuse depuis plus de 20 ans dans cette entreprise et avait été promue cadre depuis à peine 1 an.
Longtemps, l’opinion publique a pensé que les fonctionnaires et agents publics étaient épargnés par ces risques, en particulier au regard d’une pression au travail moins forte que dans le privé. Il faut dire clairement que les choses ont bien changé et ce depuis plusieurs années.
Et cela est bien pire depuis 2007 avec la mise en œuvre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) et le non-remplacement d’1 fonctionnaire sur 2. Depuis 2007 également, la suppression de la notation des fonctionnaires qui permettait un élément de comparaison au sein d’une équipe, a été remplacée par un entretien professionnel individualisé fixant des objectifs et la pression qui va avec, pour les atteindre, etc.
Dans l’Education Routière, ces risques arrivent également.
Depuis les DPCSR qui dépassent quotidiennement l’amplitude horaire de travail et sont plus près des 10 heures par jour que des 7h42 jusqu’aux IPCSR qui subissent des pressions permanentes pour faire évoluer leur taux de réussite, nous ne sommes pas épargnés.
La DSCR et la DRH doivent se saisir de ce dossier.
Toujours coincés entre 2 tutelles, nous voyons bien que notre gestion par le MEDDTL se résume à nos CAP et déroulement de carrière. Quant à la DSCR, elle est plus préoccupée par les objectifs RGPP et les pourcentages de réussite que par les conditions de travail des IPCSR et DPCSR.
En effet, où sont passées les belles promesses ? Doubler les DPCSR dans les « gros » départements, changer le matériel ETG, aménager les centres d’examen, connecter les salles de code à Internet, prendre en compte le mal être des agents avec ce nouveau CEPC (et son évaluation) pour le permis B qu’elle veut aveuglément étendre aux autres catégories, etc.
Le SNICA-FO a toujours fait de l’amélioration des conditions de travail et de vie une de ses principales revendications. A l’heure où nous sommes en train de finaliser l’amélioration du pouvoir d‘achat (grille indiciaire, ratio pro/pro et primes), il est temps que l‘autorité d’emploi (la DCSR) fasse un signe et prenne des mesures. A cet effet, le SNICA-FO a demandé la tenue d’un CCER sur le point de «l’Hygiène et Sécurité ». voir ici
A la DSCR de prendre ses responsabilités, avant qu’un DPCSR surchargé de travail ou qu’un IPCSR ne trouvant plus de sens à son travail ne soit touché par ces « risques psychosociaux »…
* définition exacte donnée par le Ministère du travail






